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Style de vie

Voyage à vélo : découvrir une région autrement

  • Publié le 19 sept. 2026 (Mis à jour le 19 sept. 2026)
  • Lecture : 4 minutes
Gravelle Laurentides. Photo gracieuseté Jeremy Rubier
Gravelle Laurentides. Photo gracieuseté Jeremy Rubier

De plus en plus de personnes optent pour le vélo comme mode de transport en voyage. Que ce soient des retraités en quête d’aventures ou des couples qui souhaitent explorer lentement, le voyage à vélo gagne en popularité. Voici pourquoi et quoi savoir sur ce mode de voyagement.  

« Le voyage à vélo permet d’être dans la nature, d’observer le paysage, tout en faisant de l’exercice et en bougeant. Ça permet de rencontrer des gens et, en plus, c’est un moyen de transport vert, souligne Jean-François Gagné, directeur général et guide chez Ekilib, une agence de voyage à vélo et de cyclotourisme. C’est très versatile aussi : on peut opter pour un voyage plus sportif, avec de longs trajets qui comportent des défis et des côtes, ou bien un voyage plus tranquille, avec des circuits plus plats. »  

Ainsi, plutôt que de visiter un grand territoire en une semaine, le vélo comme mode de transport permet de passer plus de temps dans un secteur et de vraiment vivre l’endroit. Puis, les infrastructures cyclables sont d’ailleurs de plus en plus présentes, notamment au Québec, ce qui permet de se déplacer en toute sécurité. 

« Au Québec, on est très chanceux, car on a la Route verte et des paysages extraordinaires, et, surtout, l’accueil est très chaleureux », souligne de son côté Mario Belley, propriétaire de Voyager à vélo. L’entreprise offre un service de planification de voyages à vélo à travers le Québec et en Ontario. Pour lui, le vélo est une très belle façon de voyager puisqu’il permet « de partir à l’aventure et d’avoir une grande liberté, surtout lorsqu’on part avec notre équipement de camping ». « Tu as le temps de voir et de sentir le paysage. C’est aussi une belle manière de rencontrer les gens, car ils sont souvent curieux. » 

Par où commencer? 

Pour un premier voyage à vélo, Mario Belley conseille de ne pas viser trop grand au départ. « Plutôt que de viser 100 km par jour quand on n’a jamais fait de longues distances, on peut viser 30 à 40 km par jour. Au bout de la ligne, tu vas avoir la même satisfaction. » Ensuite, il faut prendre en considération le type de vélo que nous avons : est-ce un vélo de route ou un vélo de cyclotourisme, conçu pour avoir plusieurs bagages sur lui?  

Puis, il peut être intéressant d’opter pour un itinéraire déjà conçu par une agence spécialisée. Par exemple, Ekilib propose des « voyages en liberté ». Ceux-ci comprennent notamment les trajets cyclables, les hébergements et le transport de bagages si souhaité. Puis, il est aussi possible de faire un voyage guidé, avec un groupe.  

Faut-il avoir beaucoup d’expérience avant de partir? « Il faut être actif, mais pas besoin nécessairement de s’entrainer à vélo. Une personne qui fait du sport dans son quotidien peut très bien se débrouiller lors d’un voyage à vélo », soutient Mario Belley. Autrement, le vélo à assistance électrique peut être une belle option.  

Il est aussi important d’avoir un vélo bien ajusté et en bon état, donc peut-être faire une mise au point avant de partir. Également, les deux experts s’entendent pour dire qu’il est nécessaire de savoir réparer une crevaison sur son vélo, « sinon on devient dépendant des autres », indique Mario Belley. Puis, face à la météo, il faut du matériel pour se protéger des intempéries, et des vêtements de rechange.  

 

Avec ou sans bagages? 

Plusieurs agences de voyage à vélo proposent des itinéraires à réaliser avec un transport de bagages. Cela permet aux personnes moins expérimentées de voyager « léger », d’arriver à leur hébergement et de prendre le temps de s’installer, de se changer, d’aller manger au restaurant, d’explorer l’endroit, « ce que tu ne ferais pas si tu transportes tous tes bagages ». « Personnellement, j’adore voyager avec mes bagages, car ça me donne la liberté de dormir où je veux », soutient le propriétaire de Voyager à vélo.  

Si l’on veut transporter ses bagages, il faut s’équiper de sacoches de cyclotourisme, qu’on accroche à l’arrière, en avant et au guidon. « Il faut s’assurer qu’on va utiliser le matériel que l’on apporte, car tout devient un poids supplémentaire sur notre vélo », ajoute-t-il. 

L’aide électrique 

Une des tendances que les deux agences de voyage remarquent est l’utilisation de vélos à assistance électrique. Cela permet aux personnes de parcourir de plus grandes distances ou de suivre leur partenaire qui n’a pas le même rythme. « On voit que c’est en croissance constante. Je dirais que c’est 65 % des vélos loués qui sont à assistance électrique », indique Mario Belley. « Le vélo électrique contribue à rendre le voyage à vélo plus accessible pour tout type de clientèle », souligne Jean-François Gagné. 

Le vélo de gravelle augmente aussi en popularité au Québec. « Ce type de vélo permet d’explorer des routes de campagne souvent moins fréquentées et de découvrir de magnifiques paysages. On a de belles routes pour ça au Québec », souligne-t-il. 

La Balade du Mont-Tremblant 

Ce circuit intermédiaire traverse les secteurs de Mont-Tremblant, La Conception et Labelle, entre lacs et rivières. On peut combiner le circuit avec d’autres activités comme une virée à la plage, des activités nautiques, une partie de golf ou encore une journée au spa. On y croise aussi de nombreux restaurants, campings et auberges. 

Il est possible d’allonger le circuit avec une boucle secondaire de 52 km qui permet de poursuivre l’aventure jusqu’au Centre de villégiature de Tremblant, à partir de la place de la Gare. 

  • Longueur : 52 km  
  • Dénivelé : 368 m  
  • Niveau de difficulté : intermédiaire 

Tous les détails sur le site Web de Tourisme Laurentides. 

La Grande Boréale 

Ce grand parcours de niveau très difficile vous invite à faire le tour de la région en quatre ou cinq jours, selon la distance parcourue par jour. Entre routes de gravelle, paysage de nature et traversées de village, cette boucle offre un équilibre entre aventure et découvertes locales.  

En passant par les Pays-d’en-Haut, le Parc Éco Laurentides, le parc national du Mont-Tremblant, Saint-Donat et encore plus, il est possible de profiter des campings et des auberges. On y croise de nombreux restaurants et attraits, comme des plages pour se rafraichir.  

Pour les cyclistes qui souhaitent prolonger l’expérience, il est possible d’ajouter la boucle de la Retraite de l’Ouest pour une journée supplémentaire. 

  • Longueur : 269 km 
  • Dénivelé : 2777 m 
  • Niveau de difficulté : Très difficile 

Tous les détails sur le site Web de Gravelle Laurentides.  

 

 

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