À Rawdon, La Source Bains Nordiques est bien plus qu’un spa. En plus d’une expérience thermale complète, les lieux proposent, depuis 2007, un véritable ressourcement à travers une cure de silence totale.
À l’origine de La Source Bains Nordiques, il y a le rêve d’un couple. En créant ce spa, Patrice Lalancette et Caroline Simard avaient pour objectif d’offrir à leurs visiteurs un lieu permettant de déconnecter grâce aux bienfaits de l’eau et du silence.
Après plusieurs années à penser le projet sous toutes ses formes et à imaginer chaque détail, l’établissement finit par ouvrir en 2007, sur un terrain vierge qui n’était alors qu’une forêt. « On a voulu offrir de la thermothérapie, car la première fois que j’en ai moi-même fait l’expérience, j’ai tout de suite été conquis. J’aimais l’idée qu’on puisse autant transpirer puis plonger dans un bain de glace. Il y avait un côté dépassement de soi qui me parlait vraiment. »
Au-delà de la thermothérapie, le couple voulait faire de cet établissement un havre de paix où contemplation, reconnexion et silence priment. « Les occasions de rester assis sans rien faire et de se retrouver seul avec ses pensées se font de plus en plus rares. Alors, on permet à nos visiteurs de se soustraire temporairement à leur quotidien à travers l’ensemble des expériences thermales que l’on propose ici. »
Pour pousser l’expérience à son paroxysme le silence est exigé et l’utilisation du téléphone cellulaire est strictement interdite. « Il existe tout de même certaines zones où l’on peut parler à voix basse. »
Et l’expérience commence dès le stationnement où les visiteurs franchissent une arche, éteignent leur cellulaire et parcourent 80 marches avant d’atteindre les installations. À travers ce rituel, les visiteurs sont ainsi « prévenus » et comprennent ce qui les attend.
Si beaucoup de spas misent sur les échanges entre les visiteurs, La Source Bains Nordiques dénote par ses exigences aux bienfaits thérapeutiques. « Certains doivent s’adapter, mais tous les visiteurs viennent pour cela. Ils nous disent à quel point c’est important pour eux de retrouver ce silence devenu, en 2026, un luxe », rapporte Patrice Lalancette.