Pourquoi la fin de l’hiver peut devenir votre saison préférée en randonnée 

  • Publié le 18 févr. 2026
  • Lecture : 3 minutes
La Presse Touristique
Photo Marie-Catherine Goudreau
Photo Marie-Catherine Goudreau

Par Jonathan Lessard de Passionnés de Rando  

Nos bottes d’hiver ont foulé la neige des sentiers tout l’hiver. Tranquillement, le printemps approche. Mais au Québec, il y a toujours cette entre-saison particulière où la neige fond, revient, où il fait chaud puis moins chaud. On ne sait jamais trop dans quel état sont les sentiers. Peut-on quand même profiter de la randonnée pendant cette période? Oui, on peut! Mais avec certaines précautions.  

Le phénomène du gel-dégel est l’ennemi des sentiers en mars et avril. Le jour, le mercure monte et la neige fond. La nuit, c’est le gel qui revient. Ce phénomène crée de la glace, remplit ensuite la terre d’eau, crée de la boue, puis de la glace à nouveau. Ce cycle détruit la surface des sentiers. 

Chaque passage sur un sentier détrempé laisse des traces qui créent de l’érosion. Un sentier peut prendre des années à se remettre de quelques semaines de piétinement intensif au mauvais moment. 

C’est pour cette raison que plusieurs parcs et réseaux de sentiers ferment temporairement pendant cette période, afin de protéger l’infrastructure. 

Respecter les fermetures 

Pendant le changement de saison, la première chose à faire est de vérifier l’état des sentiers. La plupart des parcs et des réseaux publient des mises à jour régulières sur leurs sites web ou leurs pages Facebook. 

Ignorer une fermeture, c’est risquer d’abîmer le sentier et, parfois, de se mettre en danger. 

La bonne nouvelle? Plusieurs sentiers restent accessibles durant cette période. Avant de partir, consultez le site web de la Sépaq, celui du réseau de sentiers local ou l’application AllTrails pour lire les commentaires récents. Ces sources vous donneront l’heure juste sur les conditions actuelles. 

L’équipement qui fait la différence 

La fin de l’hiver demande un équipement hybride. On n’est plus en plein hiver, mais on n’est pas encore au printemps non plus. Les crampons légers deviennent vos meilleurs alliés durant cette période. Pas besoin de gros crampons, des modèles de traction pour la randonnée suffisent. Le matin surtout, quand tout est gelé, ils deviennent essentiels. 

Sur les portions encore bien enneigées, les raquettes protègent le sentier et évitent d’enfoncer. Elles sont alors tout aussi importantes. 

Le système multicouche prend aussi tout son sens en cette saison. Les températures peuvent varier de 15 degrés et plus entre le départ et le retour. Il faut pouvoir enlever ou ajouter des couches facilement. Un coupe-vent imperméable reste indispensable, car les averses surprises sont fréquentes. 

Et parlant de surprises, l’hydratation est souvent négligée en fin d’hiver. On associe la soif aux grandes chaleurs d’été, mais notre corps a besoin d’eau peu importe la température. Le froid déshydrate autant que la chaleur, surtout avec le vent. Apportez votre gourde et buvez régulièrement, même si vous ne ressentez pas la soif. 

Profiter des journées qui s’allongent 

Un des grands plaisirs de randonner en fin d’hiver, c’est de sentir les journées rallonger. Le soleil se couche plus tard, on gagne de précieuses minutes de clarté chaque semaine. Ça donne envie de s’attarder sur les sommets, de savourer la lumière dorée de fin d’après-midi. 

Mais attention, cette période reste imprévisible. Une journée ensoleillée de mars peut basculer rapidement vers des conditions difficiles. 

Il faut rester vigilant et consulter les prévisions météo avant de partir. Prévoyez aussi plus de temps que d’habitude pour votre randonnée. Les sentiers en condition de gel-dégel se parcourent moins vite. On doit regarder où on met les pieds, contourner les zones boueuses, adapter son rythme. 

Une saison à apprivoiser 

La fin de l’hiver québécois n’est pas la saison la plus simple pour randonner. Mais elle offre des moments magiques à ceux qui savent s’adapter. Les foules sont moins nombreuses et la nature se réveille tranquillement. 

Avec les bonnes informations, le bon équipement et une dose de flexibilité, mars et avril peuvent devenir vos mois préférés sur les sentiers. Il suffit de respecter quelques règles simples et de choisir ses destinations avec soin. 

Deux randonnées à découvrir en fin d’hiver 

Mont Kaaikop dans les Laurentides 

Troisième plus haut sommet des Laurentides, cette montée soutenue demande des crampons en fin d’hiver. La vue est spectaculaire au sommet.  

  • Distance : 5,9 km (aller-retour)  
  • Dénivelé : 363 m  
  • Niveau : Intermédiaire à difficile 
  • Point de départ : Base de plein air L’Interval à Sainte-Lucie-des-Laurentides. 

Sentier du Massif au parc régional de la Forêt Ouareau  dans Lanaudière 

Faisant partie du Sentier national, ce sentier offre plusieurs points de vue vers Notre-Dame-de-la-Merci et le Mont-Tremblant. Les montées sont graduelles, idéal pour la fin d’hiver.  

  • Distance : 20 km (options plus courtes disponibles)  
  • Dénivelé : 235 m  
  • Niveau : Débutant à intermédiaire 
  • Point de départ : Secteur du Massif du parc régional de la Forêt Ouareau 

Pour plus d’information sur Passionnés de Rando :  

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